Réseaux sociaux, la troisième révolution des télécoms

Publié le par D. Fayon

Nous assistons à la 3e révolution des télécommunications en entreprise. La 1ère était celle du téléphone dans les années 1970 (pour les particuliers, la France était d’ailleurs coupée en deux, la moitié n’avait pas le téléphone et l’autre moitié attendait la tonalité). La 2ecelle de la messagerie électronique dans les années 1990. Et la 3e, celle qui débute dans les années 2010 avec l’arrivée des réseaux sociaux dans l’entreprise. À chaque fois, les craintes soulevées étaient les mêmes : le nouvel outil ne va-t-il pas être utilisé aussi à des fins personnels, ne va-t-il pas freiner la productivité des salariés ? Aujourd’hui, quelle entreprise pourrait se passer du téléphone ou du mél ? Aller sur les réseaux sociaux est une évidence. Mais il ne faut pas s’y investir sans définir clairement une stratégie préalable.

 

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Ces révolutions se sont également traduites par un décloisonnement des directions au sein de l’entreprise et à une redistribution des pouvoirs au détriment des chefs intermédiaires ainsi qu’un applatissement des structures rendues également plus réactives vis-à-vis des clients. Et ce n’est qu’un début car la révolution des réseaux sociaux, qu’ils soient internes et propres à l’organisation pour les grosses entreprises ou accessibles à tous via les outils tels Facebook, Twitter ou Viadeo pour l’ensemble des entreprises et organisations quelles que soient leur taille, n’en est qu’à ses débuts. La messagerie électronique a permis aux salariés de s’adresser plus facilement à leur hiérarchie (par exemple à leur n + 2 en mettant le n + 1 en copie), les réseaux sociaux permettent de valoriser ceux qui partagent et qui sont reconnus comme tels ou comme experts (avec de nouveaux indicateurs pour le management et les ressources humaines à imaginer pour mieux évaluer ceux qui partagent). Le prix à payer pour les experts est de se remettre sans cesse en question pour devenir encore plus experts et conserver une valeur ajoutée d’avance. Le rôle de facilitateur, déjà amorcé avec le courrier électronique, prend toute sa dimension avec les réseaux sociaux où le pouvoir de celui qui partage, qui met les gens en relation en fonction des intérêts et des synergies est grand. Permettre à l’information de circuler efficacement en la partageant est créateur de valeur. Cela se manifeste clairement avec Twitter qui permet de partager des informations, des scoops, des offres d’emplois, etc. en temps réel. Mais préalablement une culture à l’information est plus que nécessaire : savoir si une information est vraie ou erronée, déterminer sa valeur ajoutée potentielle dans un contexte donné et à un moment précis, etc.

 

Au-delà de ces révolutions des télécommunications en entreprise, plus globalement et sur un espace temps plus long, la troisième révolution, la révolution immatérielle (ou des données) qui succède à la révolution agricole et à la révolution industrielle est encore plus accélérée avec le phénomène des réseaux sociaux sur Internet au cœur du Web 2.0 et de la société 2.0.

 

Nous assistons à un commencement d’une société 2.0 en devenir où les actions que ce soit dans la vie physique ou dans la vie virtuelle sont gravées sur Internet avec de surcroît une géolocalisation de plus en plus pregnante. Autant d’opportunités que de menaces dont il faut avoir conscience pour mieux les maîtriser au quotidien.

 

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