Jeudi 10 septembre 2009

Mediapost, filiale du Courrier de La Poste « Leader sur le marché de la communication de proximité et spécialiste de la distribution ciblée d’imprimés publicitaires en boîte aux lettres » (je fais mon travail de boîte aux lettres...) lance Venduoo.fr (que l’on prononce « vendu où »).

 

Le service est fait pour dénicher les bonnes affaires et promotions des magasins près de chez soi avec l’apport d’une carte via Google Maps pour aider à la localisation et au trajet. L’interrogation s’effectue à travers 4 critères :

-       quoi (la nature des produits : meubles, loisirs, etc.),

-       où (lieu à saisir qui peut être son domicile, son lieu de séjour, etc.),

-       catégorie (Produits, magasins et catalogues),

-       rayon (moins de 1, 5, 10, 25, 50 km depuis votre domicile).

Il s’agit d’un moteur de recherche de proximité pour le shopping : consultation de catalogues, comparaison des prix, etc.

Pas de fonctionnalité à proprement parler Web 2.0. Notons la possibilité de devenir membre de Venduoo pour recevoir des informations ciblées : abonnement à des alertes pour recevoir des catalogues, des offres promotionnelles, etc.

L’intérêt réside en la base de données qui, si elle s’enrichit effectivement, promet d’être intéressante. Il resterait à intégrer des fonctions participatives, échanges entre la communauté d’abonnés, publication d’avis sur les enseignes, etc.

Par D. Fayon - Publié dans : Information - Communauté : Communauté informatique
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Mercredi 2 septembre 2009




Le Web 2.0 Summit se tiendra du 20 au 22 octobre 2009 à San Francisco. Tim O’Reilly, 5 ans après avoir nommé le Web 2.0 l’évolution majeure du Web qui se jouait, lance avec la coopération de John Battelle un nouveau concept, le « Web square » ou Web au carré. Notons au passage que Google avait utilisé le terme square pour annoncer le développement d’un service expérimental autour de son moteur de recherche en juin dernier, Google Square.

 
 

La définition que beaucoup donnaient au Web 2.0 était souvent partielle comme le Web collaboratif ou social (avec le rôle des internautes consommacteurs et consommauteurs notamment sur les blogs, réseaux sociaux, wikis et sites Web modernes). Elle était parfois complétée par une dimension technique qui fait état des évolutions techniques du Web (feuilles de style CSS, syndication de contenu, Ajax, transition vers des applications Web pour les utilisateurs) depuis le Web 1.0 dont le décollage a été impulsé en 1994-1995 avec l’arrivée des navigateurs Netsape puis Explorer et des premiers majors du Web (Amazon, eBay, Yahoo). Dans la définition que je donne dans mon livre « Web 2.0 et au-delà », j’y inclus également les données (souvent dépendantes de l’application Web 2.0 considérée et accessibles quel que soit le lieu de connexion, ce qui traduit également l’émergence de la philosophie du « cloud computing » et la 4ème révolution, la révolution numérique après les révolutions agricole, industrielle et des services). C’est vraiment avec cette triple définition que la couverture du Web 2.0 est assurée. C’est la base que n’importe quel internaute (qu’il s’appelle Martin ou Lefebvre surtout si son prénom commence par un F ;-) ) devrait connaître. Ou en suivant les équations à la Frédéric Cavazza, Web 2.0  = Web collaboratif + évolutions techniques + primauté des données liées à l’application considérée.
 

Dans leur acception, Tim O’Reilly et John Battelle définissent le Web au carré comme la résultante du Web 2.0 et de notre monde réel ou Web au carré = Web 2.0 + Monde. L’utilisation des services Web 2.0 peut produire l’intelligence collective. Et selon eux, on passe d’un Web qui exploite l’intelligence collective des hommes (Web social) à un Web qui exploite l’intelligence collective des capteurs et des données.
 

Pour moi, le Web au carré n’est ni plus ni moins qu’une précision de la définition restrictive qui était et est encore faite du Web 2.0. Les évolutions à venir restent le Web 3.0 (ou Web sémantique allié à l’Internet des objets car la révolution mobile et des puces RFID multipliera le champ des possibles notamment avec les enjeux de la géolocalisation) et le Web 4.0 ou Web neuronal, plus lointain (lien).
 

Tim et John apportent néanmoins des précisions. Ils soulignent l’importance du temps réel, des écosystèmes de données, des objets communicants, les processus d’apprentissage, avec pour exemple les enseignements de Twitter avec l’instantanéité. Et la nécessaire exploitation des données en temps réel, génératrice de valeur pour les organisations. Par exemple pour tendre vers l’internet des objets, si l’on considère un objet dans un magasin, celui-ci n’a pas forcément besoin d’une puce RFID pour devenir membre de la communauté de l’internet des objets. Dès lors que son code à barre est pris en photo par votre téléphone portable, il est ainsi identifié. Par ailleurs, cartographier des données non structurées pour les transformer en ensembles de données structurées est l’une des résultantes du web au carré. Notons cependant que les tags, qui permettent de classifier les contenus, sont de plus en plus utilisés pour les pages XHMTL. Le Web au carré serait en définitive un continuum entre le Web 2.0 et le Web 3.0 ou alors un Web 2.5 !

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Jeudi 20 août 2009


[Article paru sur Agoravox]

Sur le Web, tout va très vite. MySpace a été dépassé par Facebook alors que SecondLife, prisonnier d’un lourd téléchargement de l’outil avant utilisation, piétine. De nombreux réseaux sociaux ont mis la clef sous la porte (6nergies et Bahu récemment en France) alors même que de nouvelles initiatives sont lancées chaque semaine. Facebook, toujours à la recherche d’un modèle économique viable, voit la menace Twitter se pointer (la plus grosse croissance actuelle sur le Web) sachant que Google et Microsoft restent les maîtres incontestés de la
rentabilité. En octobre 2007, un agrégateur de réseaux sociaux FriendFeed est apparu. Il vient d’être absorbé le 10 août par Facebook…


Les agrégateurs de réseaux sociaux, Twitter et FriendFeed

Parmi les réseaux sociaux qui connaissent des croissances exceptionnelles, deux attirent l’attention : Twitter fondé en 2006 et l’agrégateur de réseaux sociaux FriendFeed créé en 2007. Ils sont souvent l’objet de buzz comme en témoigne par exemple l’attaque dont Twitter vient d’être victime par déni de service.

Les agrégateurs de réseaux sociaux se multiplient. Ils ont pour noms Spokeo, OneConnect de Yahoo, Ziki, Atomkeep, EventBox, Nomee et la liste est longue ! Parmi ces agrégateurs, FriendFeed émerge. Permettant l’agrégation en un site unique depuis 58 outils, principalement du
Web 2.0, (parmi lesquels Facebook, Twitter, LinkedIn, votre blog, YouTube), il permet de créer des messages avec éventuellement des photos et des fichiers, de commenter les flux publiés (une discussion est associée à chaque message), de rassembler sur une même page des contenus publiés sur des autres sites, de partager ces contenus avec ses contacts comme on peut le faire sur d’autres réseaux sociaux. Il offre des fonctions de suivi multiples avec des méls d’avertissement adressés selon ses préférences de façon à être rapidement alerté et pouvoir réagir le cas échéant. Il permet aussi des recherches performantes parmi les flux et dans l’instantanéité. La fonction « like » permet de signaler un contenu qui a plu et son principe a été repris par Facebook avec sa fonction « j’aime ». La fonction « meilleur de la journée » permet de visualiser rapidement les discussions qui ont fait le plus de buzz quotidiennement.

Les opportunités du rachat de FriendFeed pour Facebook

Facebook, qui n’est toujours pas rentable, tisse néanmoins une gigantesque base de données d’informations nominatives qui permettrait des profilings très ciblés sur les internautes (les amis délivrant également de précieuses informations sur la personne selon le principe du « Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es »). De telles informations peuvent donner de très bons taux de retour lors de campagnes commerciales. Le jour où les obstacles seront levés – car la pression des internautes est forte bien que paradoxale – d’un côté l’internaute renseigne des informations nominatives le concernant y compris souvent des informations sensibles au sens de la CNIL (opinion politique, religieuse, etc.) pourtant facultatives et de l’autre est hostile à leur monétisation. Tout l’art sera pour Facebook d’utiliser ces informations pour des ciblages les moins intrusifs possibles en apportant une valeur ajoutée à l’internaute comme a pu le faire Google avec ses AdWords/AdSense. Ce n’est apparemment qu’une question de temps. La course à la taille critique peut s’avérer déterminante mais un jour où l’autre il deviendra nécessaire d’atteindre pour la société un équilibre financier. Dans le passé, on pourrait citer Amazon créé en 1995 qui a tout misé sur sa croissance et a dû attendre 2003 avant d’annoncer ses premiers bénéfices. L’acquisition de FriendFeed (cash + titres) par Facebook avoisinerait les 50 millions de dollars, ce qui reste modeste par rapport à l’offre de Facebook faite pour racheter Twitter (plus gros morceau il est vrai), 500 millions de dollars et qui s’était soldée négativement.

L’opportunité de ce rachat de FriendFeed est plus technique que financière. Actuellement, Facebook continue d’engranger des membres - 250 millions environ à ce jour -, dénombre 45 millions de groupes actifs. On estime à 120 le nombre moyen d’amis par compte et un large panel de 350 000 applications où la longue traîne se vérifie a été constitué autour de Facebook avec 15 000 sites Internet qui ont mis en oeuvre l’interface de programmation d’authentification Facebook Connect depuis son lancement en décembre 2008. En effet, le site de micro-blogging Twitter qui connaît la plus grosse croissance du Web (et à un degré moindre FriendFeed) perce et offre une interface et une recherche d’information avec ses API développés autour plus facile que pour Facebook. Même si la coopération entre les utilisateurs est bonne sur Facebook avec les groupes et les pages créées, les informations sont plus difficiles à débusquer et à faire émerger, quelques-uns des principes de base de Facebook étant le mur et le News Feed. Plusieurs couches d’API ont été rajoutées au fil des mois sur Facebook complexifiant l’outil alors que FriendFeed dénote par sa simplicité et l’excellente ergonomie de son interface. Sur FriendFeed, les commentaires et nouveaux contenus apparaissent en temps réel, de façon à créer les conversations les plus spontanées possibles : son fonctionnement est bien plus proche de celui de Twitter que de celui de Facebook.

En acquérant FriendFeed, Facebook acquiert avant tout des talents. La petite équipe de 12 personnes qui compose FriendFeed comprend les créateurs de Google Maps, Bret Taylor, et de Gmail, Paul Buchheit. Bret Taylor a annoncé vouloir rapidement proposer les innovations développées sur FriendFeed aux 250 millions d’utilisateurs de Facebook. Ces talents ont œuvré pour ouvrir les sites communautaires et les rendre interopérables. Ils l’ont fait avec FriendFeed. Ils vont donc continuer à le faire pour Facebook. L’interopérabilité de Facebook et de la communauté de réseaux sociaux dans l’écosystème sera nécessaire pour peser face au consortium OpenSocial créé notamment à l’initiative de Google.

Les questions en suspens

Du côté des utilisateurs de FriendFeed, cette acquisition n’est pas toujours bien perçue. Elle est vue comme une volonté d’abandonner à terme FriendFeed et d’intégrer certains composants dans Facebook. Aussi un groupe a-t-il été créé sur FriendFeed.

Cette acquisition judicieuse a été faite le 10 août alors même qu’elle aurait pu émaner de Google, de Yahoo ou de Microsoft. Une prochaine étape possible dans la partie de Go que se livrent les géants du Web pourrait être le rachat de Twitter, fragilisé par cette acquisition de Facebook, par l’un de ces trois acteurs : Google, Yahoo ou Microsoft. La croissance externe permet d’aller vite, d’éviter de voir croître un concurrent gênant mais peut néanmoins générer un choc culturel au moment de réinjecter les savoir-faire au sein de l’entreprise achetante. L’histoire de Facebook et de ses concurrents reste à écrire et à suivre. La bataille qui se livre sur les réseaux sociaux risque d’être passionnante. J’en reparlerai.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Lundi 10 août 2009




Pour bloquer le blogueur géorgien Cyxymu (mais peut-être plus que cela comme montrer aux occidentaux qu’il est facile et avec des moyens réduits de faire trembler les outils vitrines du Web 2.0), une attaque utilisant la technique du déni de service a été orchestrée le 7 août dernier sur Twitter notamment et d’autres outils du Web 2.0 comme Facebook, LiveJournal - une plate-forme de blogs populaire en Russie et en Europe de l’Est - et également YouTube. La technique du déni de service vise à surcharger (bombarder) le site de connexions et à en perturber l'accès. Twitter a été davantage affecté car n’utilisant qu’une seule plate-forme d’hébergement. L’hébergeur de Twitter a dû configurer et activer un système de défense contre de telles attaques en filtrant le trafic entrant, ralentissant du même coup l’accès au site. Ces attaques ont transité par un réseau mondial d'ordinateurs zombies, un botnet, ce qui rend la localisation de l’attaquant plus difficile. Pour les utilisateurs, cela s’est traduit par une dégradation nette de la qualité de service, coupure de 3 heures à Twitter et ralentissement pour les autres outils.
 

Sur la blogosphère on s’interroge quant à la possibilité que ces sites aient été des victimes collatérales du conflit opposant la Russie et la Géorgie. Notons simplement que la date de l’attaque coïncide curieusement avec le premier anniversaire du conflit Russo-Géorgien. À ce stade, il est difficile d’affirmer ou de véhiculer hâtivement toute conclusion qui serait génératrice de buzz non vérifiée.
 

Quoi qu’il en soit, les réseaux sociaux, composants essentiels du Web 2.0, présentent des failles du fait même de leur ouverture. Nous en sommes (cyber)dépendants et leur sécurité tient parfois à peu de chose.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Samedi 1 août 2009



Dans « Clés pour Internet », j’écrivais « La frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle est de plus en plus délicate à dessiner. Depuis le bureau, il est possible d'utiliser le courriel à des fins privées. Réciproquement, les NTIC rendent possible le travail à domicile. Le secret des correspondances, affirmé par la jurisprudence, est à mettre en balance avec les intérêts vitaux de l'entreprise. En l’absence de charte informatique au sein de l’entreprise, la surveillance des salariés est illégale et la confidentialité des messages doit être préservée. Seule la lecture de l’en-tête d’un mél est possible. Dans le cas contraire, les contrôles ne peuvent être effectués qu’à partir d’indications générales de fréquence, de la taille et du format des pièces jointes, sans qu’il y ait lieu d’exercer un contrôle sur le contenu des messages échangés. Le respect de la vie privée des utilisateurs de services de courrier électronique, en particulier le contenu des courriels, est assuré comme attesté par l'arrêt Nikon de la Cour de Cassation sociale du 2 octobre 2001. Il s'appuie sur l'article 8 de la Cour européenne des droits de l’homme qui dispose « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». L'entreprise peut toutefois mettre en place un dispositif de filtrage pour interdire l'accès à certains sites. »

 

 

Avec le développement des réseaux sociaux et de la kyrielle d’outils Web 2.0, les usages qui évoluent avec notamment la mobilité et le succès des smartphones et iPhone, le contexte économique actuelle de crise, la question de la frontière mérite d’être reposée. Le salarié peut-il ponctuellement utiliser les outils mis à sa disposition sur son lieu de travail à des fins privés ? Quelques cas sont venus alimenter le débat.
 

Une salariée a été licenciée pour usage à des fins privés de la messagerie. Ce cas a généré beaucoup de buzz dans les médias. On pourra se référer à cette excellente analyse qui met en balance la décision de l’employeur et la réalité des faits avec les hypothèses que l’on peut raisonnablement émettre.
 

Un autre cas extrême est celui d’un salarié de TF1 qui a été licencié pour avoir envoyé depuis son lieu de travail un mél (ce mél n’était toutefois pas envoyé avec la griffe de l’entreprise mais via sa messagerie privée) à Françoise de Panafieu relativement à cette satanée loi Hadopi. Celle-ci l’a fait suivre à l’ancienne ministre de la Culture. Ce cas est particulier il est vrai car il s’agissait de la loi Hadopi… même si le salarié a fait appel.

La jurisprudence dans le domaine est appelée à évoluer. La Cour de Cassation sociale dans son pourvoi 07-44247 du 18 mars 2009 a complété les orientations de la jurisprudence en matière des droits des salariés et Internet. Celles-ci sont favorables à l’employeur dans la mesure où la Cour de Cassation estime que des connexions de longue durée et fréquentes à Internet sur le lieu de travail peuvent constituer une faute grave même si la qualité du salarié n’est pas mise en cause ( !) et qu’en cas de doute (effacement de l’historique des connexions par exemple), le doute concernant l’usage privé des connexions profite à l’employeur.

 

L’entrée de la génération Y (les « digital natives ») dans l’entreprise peut donner lieu à un choc culturel. Celle-ci matinée de Facebook, MySpace et autre YouTube, habituée à bloguer sur Skyblog et autres blogs, qui twitte beaucoup risque de ne pas comprendre pourquoi l’accès à certains sites est bridée. En bloquant tout ou partie de ces accès, la jeune génération sera incitée à utiliser des moyens de connexion détournés comme l’usage de son propre téléphone portable personnel. Ceci sera moins facilement considéré comme un faute. Pourtant, du temps pourra être alloué à des fins personnelles et dans des proportions certainement supérieures.
 

La clef réside donc plus dans la bonne gestion des ressources humaines de l’entreprise en acceptant pour l’entreprise une utilisation modérée des outils par son personnel que de brider l’utilisation. En contrepartie, la disparition des frontières vie professionnelle / vie privée doit jouer dans les deux sens. Le cadre notamment devra accepter en retour d’être sollicité en dehors du lieu et des horaires classiques de travail pour répondre à des dossiers urgents, et ce dans un nombre grandissant de fonctions.
 

L’accès aux sites Web 2.0 depuis les postes de travail au sein de l'entreprise et son impact sur la productivité reste difficile à démontrer. Des études (par exemple celle du Dr Coker du département « management et marketing » de l’Université de Melbourne en Australie démontre qu’en surfant plus on travaille plus : les salariés qui surfent à des fins personnelles sont environ 9 % plus productifs que les autres) montrent que les salariés impliqués dans des réseaux sociaux sont plus productifs que les autres. Ils auraient une plus grande curiosité intellectuelle, une capacité à jongler sur plusieurs dossiers en parallèle. Ceci plaide en faveur d’une utilisation modérée de ces outils, bénéfique pour l’entreprise.
 

En outre l’adoption par l’entreprise d’outils Web 2.0 en interne comme en externe peut jouer favorablement sur son image perçue par les jeunes générations qui viendront plus facilement frapper à sa porte.
 

Cette disparition des frontières vie professionnelle / vie privée est également matérialisée par le télétravail qui est une piste d’avenir et la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet l’a défendue. Le télétravail ne va pas totalement se substituer au travail car l’homme a besoin d’échanges et de rencontrer ses collègues et pas seulement virtuellement, mais il peut néanmoins constituer un bon complément, pour par exemple ceux qui habitent à plusieurs heures en train ou en avion de leur lieu de travail et ceux que l’on appelle les « célibataires géographiques ». Les députés ont entériné le 9 juin dernier la proposition de loi qui ferait entrer le télétravail dans le Code du travail, le texte définissant le télétravail comme « toute forme d'organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l'employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l'information dans le cadre d'un contrat de travail ou d'un avenant à celui-ci. »
 

Avec les risques de pandémie (de type virus H1N1), la plus grande prise en compte du développement durable (moins de recours aux transports, de nature polluants), le télétravail s’impose comme une évidence. Il demandera cependant l’utilisation d’outils participatifs (par exemple Adobe Connect), l’utilisation de réseaux sociaux d’entreprise ou d’outils de « knowledge management » sécurisés.
 

L’un des principaux fondements des relations entre l’employeur et le salarié est la confiance dans la conduite des projets et des missions. Ce qui compte pour l’entreprise est le résultat et les performances du salarié pour l’atteinte de ses objectifs. Et pour le salarié, de se réaliser à un certain niveau tout en apprenant techniquement, humainement et dans une ambiance conviviale qui favorise le dépassement de soi avec les autres. Si l’ensemble peut être concilié grâce aux outils du Web 2.0 et à la mobilité, la démarche est alors gagnant-gagnant.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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