Vendredi 13 février 2009

Le site Netcraft constitue la source officielle qui délivre les statistiques mensuelles sur le nombre de sites web dans le monde. On se rapproche des 200 millions.





Toutefois, on note une légère baisse en janvier 2009 justifiée par Netcraft et ses méthodes de calcul. Si l'on rapproche ces données de celles fournies par Internetworldstats sur le nombre d'internautes dans le monde (en extrapolant, on devrait être à un peu plus de 1,6 milliard aujourd'hui), ceci donne 1 site pour 8,5 internautes en moyenne.

Par ailleurs les sites qui disposent d'un certificat SSL (https au lieu de http) qui présentent des garanties de sécurité, notamment pour le paiement en ligne, poursuivent leur progression et viennent de dépasser le cap du million.

 

Pour les autres statistiques sur les chiffres clés de l'économie numérique, la page statistiques NTIC de mon site est régulièrement mise à jour.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Mardi 10 février 2009

On m’a demandé de synthétiser le phénomène Twitter, très controversé.



 

Twitter est un outil de micro-blogging dont le principe consiste à indiquer en temps réel ce que l’on est en train de faire via un texte court (140 caractères maxi). C’est aussi un outil de réseau social car on indique à son réseau ce que l’on est en train de faire. Cette fonction « Dupont is… » est reprise dans plusieurs réseaux sociaux comme Facebook et Plaxo. On peut bâtir facilement des applications autour de Twitter grâce à l’API proposée. Twitter vient de "tweets" (gazouillis en anglais) ce qui explique l’oiseau choisi pour symboliser le site Twitter.

 

On peut diffuser des messages en ayant créé préalablement un compte, ce qui s’effectue pour l’heure gratuitement. On peut également choisir les membres de Twitter dont on souhaite suivre les publications. Twitter est simple à utiliser et les messages peuvent être réaiguillés sur son téléphone mobile via SMS.

 

Twitter génère beaucoup de buzz mais le nombre d’adeptes reste encore peu important, à peine plus de 6 millions dans le monde contre plus de 150 pour Facebook par exemple.

Ce blogueur a effectué un travail remarquable pour tenter de recenser le nombre d’utilisateurs de Twitter en France. Les chiffres datent d’août 2008 et le nombre a plus que doublé depuis mais ce travail reste intéressant pour autant. Toutefois, cette application née en 2006 est à surveiller, le magazine Time l’ayant désignée comme la « killer application » de l’année 2008 et Facebook aurait tenté une offre de rachat pour 500 millions de dollars. Le succès est net au Japon (40 % des utilisateurs de Twitter) mais aussi aux Etats-Unis et à un degré moindre en France.

 

Twitter et le micro-blogging constituent un phénomène de société notamment pour la génération Y. Avec le téléphone portable déjà, le travers consistait à demander à son interlocuteur « T’es où ? » avant même de lui demander comment il allait. Avec Twitter, on passe à « Qu’est-ce que tu fais ? » et au concept de « web réalité » où chaque internaute rend public ce qu'il souhaite de sa vie.

 

Au-delà du côté narcissique et voyeuriste de l’application, on peut se demander quels pourraient être les usages d’un tel gadget. Il peut constituer une alternative à un blog pour de l’information instantanée de type scoop ou pour signaler un article intéressant ou un lien. Il peut également permettre de recevoir des alertes sur des mots clés ou des marques que l’on souhaite surveiller, en complément de Google Alert. On pourrait imaginer des applications dans divers domaines comme par exemple au niveau politique. Connaissant les estimations à quelques minutes de la fin d’un scrutin électoral, envoyer un message du type « Il manque quelques voies pour que le candidat C soit au second tour. » ou « pour qu’il atteigne les 5 % », etc. Il paraît que l’équipe de campagne de Barack Obama l’a utilisé. C’est dire !

 

Pour l’instant, Twitter ne génère pas de l’argent. Néanmoins, l’apparition de publicité prévue cette année et de services plus pour les entreprises (par exemple entreprises qui souhaitent savoir ce que les utilisateurs disent de leur produit) devraient permettre de trouver un modèle économique. Monnayer des services sur Twitter sera en tout cas plus facile que sur Facebook.

 

 

Pour aller plus loin :
- lire cette réflexion de Vincent Abry.

 
- la page Wikipédia en anglais qui est assez riche.

 

- un article du Figaro.

 

- quelques usages professionnels de Twitter.

 

- une éthique de Twitter.

 

 - cf. également des informations pratiques page 27 de « Web 2.0 et au-delà »

Par D. Fayon - Publié dans : Article
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Vendredi 6 février 2009

Pendant une semaine de congés, j'ai dispensé un cours de "culture numérique" à des étudiants en Licence d'information et de communication à l'Université Paris VIII St Denis. Le groupe s'est révélé agréable et les échanges intéressants (ceci est confirmé par le questionnaire d'évaluation anonyme que je leur ai soumis ce dernier jour).

[illustration depuis ce blog]

Côté statistiques, un quart disposait d'un PC en cours avec connexion en Wi-Fi, 3 détenaient un iPhone.

Au programme de cette session intensive, 9 cours :

- Histoire de l’informatique et concepts clés,
- Histoire d’Internet et concepts clés,
- Économie des NTIC,
- Aspects juridiques des NTIC,
- Applications et considérations sociales des NTIC,
- Le Web aujourd’hui,
- La conception et le développement d’un site ou d’un blog,
- Éléments de culture NTIC,
- Opportunités et risques des NTIC.

Jean-Pierre Archambault, président de l'EPI, qui m'avait proposé d'intervenir, a fait un exposé mercredi matin. Celui-ci était axé en deux volets : l'enseignement des TIC et le logiciel libre.

De mardi à jeudi, les étudiants devaient plancher en binôme en 10 minutes chrono sur des exposés préparés à l'avance. Parmi les sujets, le parler et les attitudes du geek, la fracture numérique en Afrique, les adolescents et les univers virtuels, les navigateurs Internet aujourd'hui, le métier de webmestre, infographie et cinéma, le droit à la déconnexion, la qualité (?) des services clients des FAI...

Pour clôturer le tout, à l'heure où je publie ce billet, ils sont en train de plancher sur l'examen final que je leur ai préparé : un quiz en 50 questions (il est préférable d'avoir assisté à tous les cours et lu mes ouvrages "Clés pour Internet" et "Web 2.0 et au-delà") et une étude de cas sur la création d'un site Web de A à Z résultant de la fusion de deux associations où ils doivent réutiliser à bon escient leurs connaissances.



Tous les commentaires (des étudiants en particulier) seront les bienvenus et illustreront le caractère participatif voulu par la pratique des NTIC aujourd'hui.

J'espère que le taux de réussite sera bon (en tout cas ils ont trouvé le programme particulièrement dense et intéressant), ce qui limitera les examens de rattrapage et le temps passé par le chargé du cours...

Par D. Fayon - Publié dans : Information
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Mardi 27 janvier 2009

Alors que l’UMP réfléchit à l’apport du Web pour gagner la présidentielle de 2012

en reprenant et adaptant les recettes désormais éprouvées par Barack Obama,

l’association Les Robins du Web fait du buzz autour d’un rêve un peu fou, élire un webprésident (ou une webprésidente) en France !


 

Le site webpresident.fr a ouvert dans cet esprit. L’objectif du Web président est la défense des internautes français pour que leurs droits soient entendus et éventuellement influer sur les projets/propositions de loi. On songe par exemple à Hadopi.

 

Cette initiative ressemble au président autoproclamé de Facebook en France en janvier 2008.

On peut se poser la question de la légitimité de ce projet, la légalité n’étant pas avérée. Ceci fait penser aux réflexions d’Olivier Le Deuff, doctorant à l’Université de Rennes 2, qui souligne justement qu’avec le Web les principes d’autorité et de pertinence laissent place à ceux de popularité et d’influence. Le plus malin, qui maîtrisera les principes des moteurs de recherche, qui saura faire du buzz intelligent gagnera. On peut également se poser la question de la représentativité d’un tel vote. On aurait pu imaginer que l’association Les Robins du Web contacte les fournisseurs d’accès à Internet en France et leur demande d’envoyer un communiqué par mél à leurs abonnés pour que le plus grand nombre d’internautes ne soient pas écartés d’une telle initiative en étant simplement au courant.

 

Les conditions pour être candidat à la webprésidence : être un internaute âgé de plus de 21 ans, déposer sa candidature qui doit être ensuite validée. Ensuite, faire campagne par tout moyen (vidéo avec dailymotion et YouTube, blogs, réseaux sociaux, etc.). Les 5 personnes ayant reçu le plus de voix seront finalistes fin mai.

Initiative tout de même à observer sur Internet.

Par D. Fayon - Publié dans : Article
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Mardi 20 janvier 2009

Barack Obama a été élu en grande partie grâce aux apports des nouvelles technologies. Il a réussi là où le sénateur démocrate Howard Dean avait créé la surprise en 2004 sans toutefois parvenir jusqu'à l'objectif ultime, la maison blanche.

 

Les candidats à la future élection présidentielle française prévue en 2012 devront en tirer les conclusions. Ils devront impérativement maîtriser les outils du Web et le marketing politique que l'on peut en faire.

Dans l'immédiat, l'administration Obama va se mettre en place et au poste de Chief Technology Officer (conseiller technique suprême), plusieurs noms circulent comme celui de Vinton Cerf, considéré comme le père de l'internet. Il est néanmoins embauché par Google depuis 2005 en tant que "Chief Internet Evangelist". Et toute considération partisane devrait être écartée. Parallèlement, en France le cabinet de notre nouvelle secrétaire d'Etat à la prospective et à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, se met en place. Les questions liées à l'économie numérique deviennent centrales car d'elles dépende la croissance de demain (jusqu'à 1 % de croissance additionnelle du PIB).



Par ailleurs, d'un point de vue plus ludique, signalons le site OBAMA-ME qui transforme une photo en une affiche au style typiquement obamesque.

Par D. Fayon - Publié dans : Article
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