Dimanche 6 décembre 2009 7 06 12 2009 15:46

14e rencontre annuelle de l'Institut G9+, le 8 décembre 2009, de 18h à 21h (suivie d’un cocktail)

 


Cette 14e rencontre est la prolongation naturelle de la « quatorzaine des réseaux sociaux », organisée par l'institut G9+, qui se déroulera du mercredi 25 novembre au mardi 8 décembre 2009.

Véritable tendance sociétale de fond, les réseaux sociaux voient leur influence grandir tant dans la sphère privée que dans la sphère professionnelle. Passage obligé pour certains, lame de fond incontournable pour d’autres, les deux tables rondes échangeront sur ce thème clé. Pourquoi les réseaux sociaux deviennent-ils aujourd’hui un « incontournable » pour l’entreprise du XXIe siècle ? Quels en sont les dangers et les catalyseurs ? Quelles en sont les pratiques emblématiques aujourd’hui ? Comment les voit-on évoluer d’ici à 10 ou 20 ans ?

Les intervenants, ténors du secteur, débattront de ce sujet dans deux tables rondes. Ils s'attacheront à y apporter des points de vue complémentaires : fenêtre du consommateur « 5e pouvoir », vision miroir de l’entreprise utilisatrice, vision de théoricien ou stratégie d'un acteur du secteur.


Nota : une partie des débats sera en anglais (présence de Tara Hunt) et le reste en français. 

Introduction

Ouverture des débats par Luc BRETONES et Isabelle DENERVAUD, membres G9+

Présentation de la soirée par Luc FAYARD, journaliste et écrivain.

Introduction par Tara HUNT- Experte de renommée mondiale sur les réseaux sociaux et Auteur de l’ouvrage « The Whuffie Factor: Using the Power of Social Networks to Build Your Business».

Intervention de Dominique CARDON – Restitution de l’enquête « sociogeek ». Dominique est sociologue au Laboratoire des usages d'Orange et chercheur associé au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS/EHESS).

Première table ronde

« Ce que les entreprises ne peuvent plus ignorer aujourd'hui »

Nous explorerons les nouvelles interactions entre les sphères privées et professionnelles, les écosystèmes à développer en interne à l’entreprise mais aussi hors de ses frontières. Quelles sont les pratiques concrètes, les dangers, les doutes et les opportunités ?

Marc de FOUCHECOUR - Professeur Arts & Métiers ParisTech, Partner NextModernity

Tara HUNT – Experte des réseaux sociaux

Nicolas VANBREMEERSCH - CEO Spintank, blogeur Versac

+ 2 autres intervenants, leaders de projets d’entreprise activant les réseaux sociaux, à confirmer

Seconde table ronde

« L'entreprise de demain intégrée aux écosystèmes sociaux : vision prospective »

Nous échangerons sur l'évolution des réseaux sociaux et leur influence à horizon 2015. Va-t-on vers une nouvelle révolution ? En quoi les réseaux sociaux peuvent devenir vecteurs de transformation de l’entreprise (modes de management, frontières, business models) ? En quoi la génération Y sera-t-elle porteuse d’une recomposition majeure de l’entreprise ?

4 ou 5 scénarios prospectifs seront explorés par les intervenants

Raphael BERGER – Ancien Directeur Adjoint Département Consommation du CREDOC et Directeur Clientèle de IPSOS Media CT

Jean-Pascal GONINET - Directeur Solutions et Technologies, Cisco

Tara HUNT – Experte des réseaux sociaux

Alexandre MALLARD – Professeur au Mines ParisTech

+ 1 autre intervenant à confirmer

Une « table ronde miroir », composée de plusieurs personnalités du domaine, sera sollicitée par Luc FAYARD en réaction aux débats, incluant :

Xavier AUCOMPTE – Directeur Général, webescapeAgent.com

Christine BALAGUE – Présidente Renaissance Numérique et David FAYON - Auteur de "Web 2.0 et au-delà"

Ludovic LE MOAN – Goodjet

Philippe PINAULT – CEO, talkSpirit, blogSpirit

Eric SEULLIET – Président de la Fabrique du Futur, consultant

Nina TESTUT – Sociologue, auteur de l’ouvrage « Facebook, et moi ! et moi ! et moi ! » 

Conclusion par Tara HUNT et Luc FAYARD

Clôture de la conférence et Lancement du Think Tank G9+ « Réseaux Sociaux » par Claude DURAND – Président de l’Institut G9+


Modération des débats : 
Luc FAYARD, journaliste et écrivain


Organisateurs G9+ : David BOURGEOIS, Luc BR
ETONES, Isabelle DENERVAUD, Claude DURAND, Valentine FERREOL, Michel OLIVE, Nadia ROBINET 

Par D. Fayon - Publié dans : Information - Communauté : Actualités du Web 2
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 19:45

Il ne se passe pas une semaine sans nouveauté ou annonce sur les réseaux sociaux sur Internet. La version bêta permanente avec des évolutions fonctionnelles et techniques par touches successives est la règle (exit les numéros de versions qui caractérisent les logiciels propriétaires pour lesquels une licence est à acquérir). Par exemple LinkedIn a rajouté le statut sur Twitter soit de tous les tweets soit de ceux qui possèdent le hashtag #in. Et réciproquement sur Twitter, on peut afficher son statut LinkedIn.
 


 

Dans le même temps, le positionnement des outils n’est pas stabilisé et appelé à évoluer au gré des membres qui le rejoignent, des opportunités de rachats et de la stratégie développée. Twitter connaît ainsi une évolution de ses usages. On est passé du côté un peu exhibitionniste « What are you doing ? » au côté plus sérieux « What’s happening ? » et les usages pour les organisations s’emballent.
 

Une autre tendance est la traduction des outils américains à succès. Après Facebook, c’est au tour de Twitter qui voit l’arrivée de sa version française mais également espagnole. Et bientôt les versions allemande et italienne vont se pointer.
 

Alors que Facebook annonce un 3ème trimestre 2009 avec ses premiers bénéfices - certes légers - sans même encore monétiser le contenu, la question reste pourtant d’actualité tant pour Facebook que pour Twitter où les comptes payants avec des fonctionnalités enrichies (par ex. délivrrance de statistiques et de commentaires sur les comptes Twitter) et la publicité marqueront un changement décisif dans la viabilité économique de l’outil. L’objectif reste d’établir un modèle économique pérenne comme le font déjà les réseaux sociaux professionnels Viadeo et LinkedIn.
 

Twitter va de l’avant avec son moteur de recherche d’actualité encore perfectible, des partenariats avec les mobiles (Orange par exemple) mais surtout avec Google et Bing pour intégrer les tweets dans les résultats des moteurs de recherche.
 

Parallèlement à l’arrivée de nouveaux acteurs, un phénomène d’écrémage pour les acteurs n’ayant pas atteint la taille critique est constatée (6nergies a cessé ses activités, Bahu a fermé). Et les rachats et partenariats battent leur plein : Viadeo a acquis l’outil de carnet d’adresses Unyk et ses 16 millions de comptes, puis a signé un partenariat avec l’APEC en réponse à LinkedIn qui l’avait fait quelques mois auparavant.
 

Loin d’une mode, les réseaux sociaux marquent un commencement. Il devient nécessaire pour l’entreprise de ne pas rater ce virage stratégique. Les usages ne sont plus uniquement dans la sphère privée. Beaucoup d’outils seront à surveiller : Salesforce Chatter, Google Wave, des versions privatives d’outils comme Viadeo, des Facebook d’entreprise, etc.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 07:17

Par Luc Bretones, représentant Institut G9+ et co-animateur Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT.
David Fayon, auteur de « Web 2.0 et au-delà », Économica et co-auteur de « Facebook, Twitter et les autres… », Pearson, à paraître le 26 février et qui peut déjà être précommandé.




Un jury de sélection de dossiers d’amorçage de start-up vous le dira : « nous préférons une équipe exceptionnelle avec une idée moyenne qu’une super idée tirée par une équipe que l’on ne sent pas vibrer ». En effet, l’entreprise se nourrit avant tout de la qualité de ses hommes. Si les hommes changent, l’entreprise se transforme. Et toutes les méthodes d’optimisation de la productivité (lean management, Six Sigma) ou de standardisation des processus n’y pourront rien sur le moyen terme. Car les hommes amènent le sens, la vision et le management qui les accompagnent, c'est-à-dire l’explication des enjeux et contraintes. Il n’est pas tant question de faire adhérer tous les salariés de l’entreprise à la vision et au projet – ceux-ci changent au cours de la vie de l’entreprise, et c’est heureux – que de bien expliquer, donner du sens aux priorités et aux exigences de l’entreprise.

 

 

Le facteur humain, l’entrée de la génération Y dans l’entreprise


 

Aujourd’hui, peut-être plus qu’avant encore, les entreprises évoluent sous l’effet du renouvellement des générations. Et celle qui entre depuis quelques années dans l’entreprise est la première à avoir grandi avec Internet. Un jeune de 25 ans embauché en 2009 avait 11 ans au tout début de l’usage d’Internet en France [1]. Il est né au milieu des ordinateurs, des jeux sur console et a connu les premiers terminaux mobiles très jeune. Cette génération dite Y ou « digital native », qui a peur du chômage, semble moins encline à la révolte que Don Tapscott ne semble l’indiquer dans « grown-up digital ». Pourtant, elle amène avec elle de nouveaux modes de communication personnelle et de travail transposables au monde professionnel. Au-delà, elle modifie fondamentalement les modes de relation inter-personnelle et le rapport à la hiérarchie.

 

 

Ainsi, les nouvelles générations, inspirées par les dirigeants des « success stories » entrepreneuriales ayant accompagné l’émergence du web, ont bouleversé les codes business. Le premier à être tombé peut paraître anecdotique car vestimentaire mais la relégation de la cravate au 20èmesiècle industriel et à son informatique de DSI a été rapide. Plus détendus, ces jeunes sont également plus « ouverts », comme le montre l’étude comportementale « sociogeek.com » du chercheur Dominique Cardon [2]. La distinction entre relations professionnelles et personnelles s’estompe, voire n’est plus un sujet. Une certaine partie de leur vie privée s’étale déjà largement sur Internet avec les usages des réseaux sociaux comme Facebook, comme pour leurs activités professionnelles. Les nouvelles technologies leur permettent d’être « always on » – toujours connectés – et potentiellement, dans une communication multi-interlocuteurs en temps réel permanente [3]. Cette nouvelle possibilité estompe donc également la frontière des temps privés et professionnels puisque l’accès aux données et communications de l’entreprise n’est plus un problème de localisation. D’ailleurs, le mouvement d’externalisation des moyens et infrastructures informatiques lourds – cloud computing – s’accompagne de celui des compétences informatique et télécom associées. L’accès simplifié (via une prise) au « nuage » ou réseau peut désormais permettre une concentration de l’entreprise sur son « core business » – métier cœur – et une certaine normalisation des interfaces utilisateurs.

 

 
Par ailleurs, cette génération est née dans un monde de conversations « online » (chat, commentaires sur les blogs) où la critique fait partie intégrante du processus de consommation. Il semble donc naturel à chacun d’exprimer régulièrement sa satisfaction ou son mécontentement. Pourquoi ne pas répondre à ces interpellations une fois passé dans le giron d’une entreprise ? Et pourquoi d’ailleurs, ne pas commencer à écouter ces conversations pour déterminer son « employer of choice »
  - son employeur de prédilection ? Jean M. Twenge exprime dans « Generation Me
»[4] et « The narcissism Epidemic »[5] à la fois un regain d’individualisme, un partage de ses données et avis personnels et une culture du présent. Ces éléments seront également à prendre en compte pour attirer et fidéliser les jeunes talents au sein d’une entreprise alors même que la versatilité et le comportement zapping prévalent.

 

 

Le facteur technique, la révolution apportée par les outils collaboratifs


 

Au-delà de l’évolution générationnelle, le deuxième facteur est celui apporté par les outils collaboratifs qui permettent à un utilisateur d’être en contact avec une communauté et de connaître tout ou partie des actions réalisées par ses membres. D’abord apparus avec des usages au sein de la sphère privée (blogs puis réseaux sociaux personnels comme Copains d’avant, Habbo, MySpace ou à buts professionnels comme LinkedIn ou Viadeo), ils pénètrent l’entreprise qui a tout à gagner en transposant certaines fonctions pour des usages professionnels. Ces outils s’étendent aussi aux wikis, l’exemple phare de projet collaboratif étant Wikipédia, et demain à la nouvelle messagerie collaborative que Google tente d’imposer avec Google Wave. Ils induisent des modifications profondes dans la façon de penser, d’agir et de collaborer. Conceptuellement les réseaux sociaux constituent un terreau de nouveaux usages pour les entreprises qui sauront efficacement les intégrer pour créer de la valeur. Les opportunités sont nombreuses : partage du savoir et plus grande réactivité par rapport aux clients, meilleure fluidité de l’information entre les métiers de l’entreprise, identification de communautés d’experts, adoption plus facile d’une culture et d’un langage communs. Ceci imposera aussi pour les outils ayant des usages mixtes des chartes d’utilisation au sein de l’entreprise et en dehors puisque les frontières professionnelle et privée s’étiolent.

 

 

Le facteur organisationnel, l’entreprise devient 2.0 et les rôles et responsabilités évoluent


 

Humainement, l’entreprise devra mener une réflexion non seulement sur les actions possibles via les réseaux sociaux mais aussi sur l’organisation à mettre en place pour les gérer. C’est l’avènement de la fonction de « community manager ». Autant la première génération du Web avait induit la création du webmestre, autant la 2ème génération du Web avec la nécessaire intégration des réseaux sociaux dans l’entreprise impose cette fonction pour gérer les communautés virtuelles. Elle regroupe quatre facettes : représenter la communauté, évangéliser le marché, communiquer, écouter et analyser les billets publiés. Le community manager qui représente la communauté est l’interface entre les utilisateurs et l’entreprise. Il doit notamment détecter les problèmes et y apporter une première solution, qui se traduit souvent par une réponse aux « posts » de membres, ce qui décharge par ailleurs les centres d’appels. La deuxième facette du community manager est d’évangéliser. Ceci consiste à divulguer la bonne parole, dans un langage propre aux réseaux sociaux, de manière transparente. Ceci suppose un certain charisme et des qualités relationnelles certaines. Il doit également communiquer, intervenir dans les discussions, susciter et gérer ce fameux marché des conversations. Il délivre de l’information en étant membre actif de la communauté. Enfin, le community manager doit être à l’écoute de la communauté afin de mieux la comprendre et répondre à ses besoins.

 

 

La transversalité, le travail en mode projet et dématérialisé sont des basiques. Le leader, c’est avant tout le projet collectif, ses échéances, ses contraintes. La pression est moins hiérarchique qu’issue du groupe projet lui-même et de la réputation qu’on y obtient... ou qu’on y perd. Les objectifs sont définis et approuvés par le groupe et non plus par une minorité voire le seul leader. Les réunions n’ont plus d’impératif physique présentiel, mais de résultat. Deux membres d’un groupe projet pourront ainsi ne s’être jamais vu et pourtant avoir réalisé un travail remarquable.

 

 

Cette culture des réseaux sociaux révolutionne donc la façon de travailler : connaissance à disposition de tous permettant au groupe de progresser, innovation permanente du processus. In fine, l’organisation centralisée de naguère laisse sa place à une organisation agile avec le décloisonnement des structures. Réseaux sociaux et outils du Web 2.0 jouent un rôle d’accélérateur dans ce processus.

 

 

On pourrait résumer cette transition vers l’entreprise de demain par la figure qui suit :

 

 

 

Entreprise 1.0


Entreprise 2.0


Entreprise 3.0


Organisation hiérarchique

 

Organisation horizontale

 

Organisation horizontale et élargie aveccrowdsourcing

 

Cloisonnement

 

Participation

 

Participation avec développement de toutes les formes possibles de télétravail

 

Procédures complexes et rigidité

 

Procédures simples et flexibilité

 

Procédures simples et intelligemment améliorables et flexibilité

 

Relation hiérarchique

 

Relation entre tous

 

Relation entre tous et à tout moment grâce aux outils nomades connectés

 

Information gardée

 

Information partagée

 

Information partagée et qualifiée selon sa signification (web sémantique)

 

Outils du Web 1.0 : mél, site institutionnel, etc.

 

Outils de type réseaux sociaux d’entreprise

 

Réseaux sociaux d’entreprise + univers virtuels 3D

 

Formations classiques en présentiel

 

E-learning

 

E-learning à la demande sur des points précis grâce à la qualification des données

 


 

 

Dans un univers devenu complexe, où la sur-information abonde, la notion de concurrence vacille elle aussi sur ses bases historiques. Les brevets sont-ils toujours de bonnes barrières à l’entrée, à l’heure des logiciels libres et de l’émergence de pays aux lois atypiques ?
La nouvelle génération sait que sa différenciation tient pour une bonne part à sa vitesse et sa capacité à rendre un produit ou un service le plus reconnu dans son domaine.

 

Pour cela, la coopération et le partenariat deviennent des pré-requis à la réussite, ce qui explique le phénomène du crowdsourcing et l’intérêt pour les entreprises d’avoir des contacts avec leurs clients, prospects, partenaires, fournisseurs via les réseaux sociaux. Dans ce cadre, Facebook et Twitter peuvent permettre d’interagir au-delà du seul personnel de l’entreprise mais aussi de repérer des signaux faibles et de concevoir des solutions ensemble qui correspondent aux besoins présents ou émergents. Si j’associe les meilleurs acteurs dans leur domaine autour de mon projet, j’allie rapidité, pertinence et notoriété. De nouveaux modes de développement de projets dits « agiles » ont suivi ce besoin simple d’expression opérationnelle immédiate ou presque. Les tenants des méthodes informatiques historiques – type MERISE – ont brandi la menace hérétique, .., en vain.
 
Mais alors, où cantonner les limites de l’entreprise sur la vie de l’individu et réciproquement ?
Comment protéger la confidentialité dans ces nouveaux écosystèmes élargis, sans pour autant brider la collaboration et l’innovation ?

Ce sont les questions auxquelles nous tenterons de répondre le 8 décembre prochain lors de la 14ème rencontre annuelle de l’Institut G9+ sur le thème de « l’Entreprise face aux réseaux sociaux ».

[1] Le grand décollage d’Internet en France se situe en 1995, date à laquelle le navigateur Internet Explorer a été lancé en riposte à Netscape.
[2] Sociologue au Laboratoire des usages d'Orange et chercheur associé au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (CEMS/EHESS).
[3] Certains jeunes en font l’expérience avec les univers virtuels en 3D et les jeux MMORPG (massivement multi-joueurs) tels que Dofus, Habbo ou Sherwood.
[4] Generation me : Why Today's Young Americans Are More Confident, Assertive, Entitled--and More Miserable Than Ever Before
[5] The Narcissism Epidemic: Living in the Age of Entitlement

 

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 08:32

Pour le numéro spécial Web 2.0 de la revue Télécom à paraître en décembre, plusieurs auteurs ont accepté de rédiger un article collaboratif, confrontant leurs visions de spécialistes du Web 2.0 et de ses évolutions. Une table ronde Web 2.0, forum de discussions privé (Open Source Vanilla), s'est tenue pour cette occasion. Voici quelques morceaux choisis en avant-première.

 
 




Pour les impacts des outils collaboratifs sur les métiers, Philippe Hilsz indique que le wiki est un moyen de convergence et de productivité redoutable, tant collaborative que personnelle. En remplaçant des méls inefficaces il constitue aussi une façon de diminuer le spam.


En ce qui concerne l’évolution des standards, Jean-Claude Morand indique que l'agrégation de contenu va évoluer, pour transmettre aux destinataires de l'information pertinente en fonction des attentes. Le web sémantique va trouver sa signification, ses applications, ses sources de financement.
 

S’agissant de la préservation de son identité dans le Web 2.0, Emilie Ogez confirme la stratégie d’occupation du terrain avec la création de profils sur les différents outils et réseaux sociaux.
 

Pour un hypothétique après-Google, Ludovic Dubost pense qu’à partir des solutions de virtualisation en Open Source, des solutions alternatives vont émerger pour concurrencer ce modèle. On pourra parler de succession quand le Cloud Computing apportera de meilleures applications à de moindres coûts. Un seul acteur ne pourra pas tout contrôler. Les standards et solutions Open Source Web ont permis aux entreprises Web comme Yahoo ou Google d'émerger. Face au risque d'hégémonie, ils ont ouvert le marché.

 

Pour l’avenir du Social Networking, Emilie Ogez note que la probabilité, par exemple, qu'un responsable informatique dans une société d'urbanisme entre en relation avec un artiste est très faible. Une prochaine étape va peut-être consister à favoriser les rencontres entre des profils différents et pourtant complémentaires et dans une gestion plus optimale, plus restrictive de son réseau.

 

J’estime pour ma part qu’une « longue traîne » va se vérifier pour les réseaux sociaux : à côté de quelques réseaux sociaux généralistes (Facebook, Twitter), une kyrielle de réseaux sociaux de niche vont se développer. Et que les agrégateurs de réseaux sociaux ont un bel avenir dans une optique de convergence des données et de gain de temps.

 

En ce qui concerne les innovations et le Web du futur, Joël de Rosnay estime qu’une autre application majeure sera les « environnements cliquables » : un dialogue interactif avec des objets, affiches, lieux physiques, rendu possible grâce à des smartphones permettant de « cliquer » sur des puces RFID, d’utiliser le NFC (Near Field Communication) avec des bornes équipées, ou encore placer des « favoris » en 3D grâce à des « AirTags » sur des personnes ou des objets. La frontière entre monde physique et monde virtuel s’estompera.  Il devient également possible de transformer des bits en atomes. Cette révolution est possible grâce aux imprimantes 3D. Aux alentours de 2020 ces imprimantes 3D se généraliseront bouleversant l’économie des PME.

 

Les leviers de croissance pour les opérateurs télécoms grâce au Web nouvelle génération pourraient selon Hubert Ségot se situer dans la revente de contenu, la publicité, l'hébergement, la formation, etc. - les offres Web 2.0 étant gratuites. Et pour Louis Naugès  les solutions Web 2.0 en mode SaaS sont une piste majeure de croissance pour les opérateurs télécoms, en particulier sur le segment des PME et TPE.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 20:30

Lors du salon des micro-entreprises, Fadhila Brahimi et moi assurions la conférence "Gérer son identité numérique via les réseaux sociaux, communautés, forums et augmenter sa visibilité".

Un des participants a réalisé cette
carte heuristique qui la synthétise et constitue une visualisation intéressante. Les concepts clés de l'identité numérique y figurent.



Pour l'identité numérique, on pourra consulter la trilogie précédemment écrite ou lire Web 2.0 et au-delà.

 

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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