Lundi 26 octobre 2009

Lors du salon des micro-entreprises, Fadhila Brahimi et moi assurions la conférence "Gérer son identité numérique via les réseaux sociaux, communautés, forums et augmenter sa visibilité".

Un des participants a réalisé cette
carte heuristique qui la synthétise et constitue une visualisation intéressante. Les concepts clés de l'identité numérique y figurent.



Pour l'identité numérique, on pourra consulter la trilogie précédemment écrite ou lire Web 2.0 et au-delà.

 

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Samedi 17 octobre 2009



Le livre « Web 2.0 et au-delà » est chroniqué dans le premier numéro de la Revue Europe parlementaire consacré au numérique.


 

 

Il est aussi chroniqué dans BiblioTIC, l'actualité bibliographique sur le site Educnet de l’éducation nationale :

 

« Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des internautes. Il a pour objectif de les aider à mieux connaître le Web 2.0. Il est destiné aux internautes en général mais il apporte aussi quelques éléments techniques aux professionnels. Il aborde l'aspect participatif d'internet avec les blogs et les wikis, le rôle des internautes en tant que producteurs de contenus, l'introduction de la gratuité dans le modèle économique, le référencement des sites, les mesures d'audience, les licences Creative commons, la géolocalisation et le Web 3.0, les enjeux sociaux du web, les univers virtuels, les réseaux sociaux... En annexes des éléments pratiques sont proposés pour les développeurs de sites. »

 

« Web 2.0 et au-delà » est enfin chroniqué sur le blog Media-Tech.

 

« vous voulez une bonne synthèse, précise et relativement courte, des 5-6 ans qui ont conduit à ce "Web Squared", je vous conseille le bouquin de David Fayon "Web 2.0 et au-delà".

 

Dans son bouquin, David présente avec une vision grand public :

     - les mécanismes fondamentaux du Web 2.0 : la collaboration, la viralité, etc.

     - les grands acteurs et comment ils mettent ces mécanismes en action

     - les modèles économiques qui découlent de l'application de ces mécanismes et principes

     - ... et aussi, pour ceux qui ont besoin de leur "dose de techno", un peu de bon vieux code au ras des pâquerettes (au bon sens du terme !)

Le tout abondamment illustré d'exemples concrets voire pratiques pour pouvoir réellement "toucher" à ces abstractions de notre monde actuel...


A lire (ou relire) donc !

À suivre... 

Par D. Fayon - Publié dans : Commentaires - Communauté : Actualités du Web 2
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Lundi 12 octobre 2009


Ci-après le compte rendu rédigé par Philippe Hilsz de la soirée GreenIT, Réseaux verts, animée par Didier Verhulst le 6 octobre dernier. Cette soirée était organisée par le groupe Réseaux et Services de Telecom ParisTech Alumni.

La GreenIT se préoccupe d'économie d'énergie, d'empreinte carbone et d'environnement. C'est le sujet le plus en vogue du moment. Il s'agit d'une question durable en matière de numérique. 01 Informatique a même récemment consacré un numéro spécial à la question.



Un résumé des témoignages des participants suit :

Marc Fossier, France Telecom (FT)

FT maximise l'énergie décarbonée dans les réseaux des pays où il opère, comme en Angleterre à 100 %. Dans les Data centers, la virtualisation progresse pour augmenter la charge des serveurs à consommation égale. De l'ordre de la moitié de la consommation est consacrée au refroidissement.
Les boxes ADSL sont le point noir, elles n'ont pas de mode veille, en l'absence de norme et dû à la difficulté avec les flux voix dégroupés. Elles consomment beaucoup,... d'autant plus que les lignes ADSL émettent en permanence des données pour ne pas déstabiliser la diaphonie importante.
La recommandation est d'éteindre une box ADSL en cas de départ prolongé du domicile.

Frédéric Wauquiez, Alcatel-Lucent (AL)

Dans les stations de base GSM, la réduction de taille permet de gagner un facteur 10 en énergie.
Augmenter le nombre d'émetteurs-récepteurs dans le même volume a permis de gagner, de 1 à 2 = - 35 %, de 2 à 6 = - 60 %.
Les pays en développement n'ont pas d'électricité. Par exemple, au Kenya, 100 camions-citerne sillonnent le pays pour alimenter les groupes électrogènes.
AL a monté un site pour station de base au centre de Villarceaux (Essonne), avec énergie solaire et éolienne, où les autres constructeurs peuvent venir tester leurs solutions.

Benoît Varin, TIC ETHIC (TE)

TE est une société de conseil dans les TIC et l'environnement.
Il n'y a pas encore de recyclage organisé des téléphones portables remplacés. La moitié des mobiles remplacés dorment dans les tiroirs. La durée moyenne d'utilisation est 2 ans. Les anciens modèles étaient conçus pour durer 7 ans, ils ne consomment pas plus que les modèles actuels parce qu'ils n'étaient pas multimédia. La fabrication consomme énormément d'énergie, l'économie est d'abord obtenue par la plus longue durée d'utilisation possible avant destruction. Les déchets sont dangereux.
MonExTel.com a été créée pour récupérer les téléphones portables.
Des enveloppes sont distribuées pour envoyer gratuitement les modèles inutilisés non jetés. La collecte est organisée par Internet. Pour chaque mobile récupéré, 5 à 10 € sont reversés à des associations. Le recyclage consiste à reconditionner ces mobiles et les écouler dans les pays en développement. Une unité en Normandie s'en charge, employant des handicapés.
Le problème reste avec la fin de vie de matériels exportés dans les pays en développement.

Jérémie Bourdoncle, Hedera Technology (HT)

HT développe des solutions de type Cloud computing adaptée aux pays africains qui ont peu d'électricité. Ces solutions consomment 2 fois moins et rapprochent le matériel des utilisateurs, contrairement au Cloud computing traditionnel.
Quelques chiffres sont rappelés :
- un avatar Second Life consomme autant qu'un Brésilien, 1752 kwh,
- les Data centers représentent 1 % de la consommation mondiale.
Au lieu d'utiliser de puissants multi-cores, les solutions micro-cluster sont à base de batteries de processeurs verts. Le bilan énergétique serait une réduction de 65 %. L'architecture en micro-cluster est exploitée par des logiciels libres. Les solutions sont puisées et développés en Open Source, logiciel et matériel (DIY).
Issue de l'incubateur de Telecom ParisTech, HT recherche des investisseurs.

Par Philippe Hilsz - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Mercredi 30 septembre 2009
L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) créé en 1998 régule notamment les noms de domaine sur Internet (.com, .fr, .net, etc.) et gère les serveurs racine.



[source : lemonde.fr]

L’accord historique, le Joint Project Agreement liant l’ICANN - organisme majeur pour la gouvernance d’Internet - et le département américain du Commerce a expiré le 30 septembre 2009. Il va évoluer en Affirmation of Commitment (AoC). Au-delà de cette évolution d’ordre juridique, on peut se demander quelles seront les conséquences d’un point de vue géopolitique d’Internet. Est-ce que cela constitue un pas vers plus d’indépendance de l’ICANN actuellement sous l’emprise étasunienne ?

L’Europe (et donc la France) milite en faveur d’un ICANN indépendant. Viviane Reding, le Commissaire européen en charge de la Société de l’Information et des Médias souhaite en tout cas une gouvernance d’Internet qui soit « plus démocratique, plus transparente et plus multilatérale ». L’idée d’un G12 pour la gouvernance d’Internet a été lancée en mai dernier avec des représentants pour chacun des continents.

Le nouveau président de l’ICANN Rod Beckstrom, nommé le 1er juillet dernier et qui a dirigé le Centre national de la cybersécurité (National Cyber Security Center, NCSC) des États-Unis, n’est, pour sa part, pas favorable à son autonomie. Selon le magazine The Economist, un nouvel accord serait prêt. Reste à savoir son contour. L’idée de commissions oeuvrant dans quatre secteurs est évoquée : la concurrence entre domaines génériques, la gestion des données par les détenteurs des noms de domaine, la sécurité et la transparence des réseaux, et enfin la responsabilité et la protection de l'intérêt commun. Pour cette dernière les États-Unis bénéficieraient d'une représentation permanente. On pourrait imaginer un modèle de gouvernance d’Internet à l’image de celui du Conseil de Sécurité de l’ONU avec des États qui sont membres permanents et qui ont un droit de veto. Dans le nouveau positionnement de l’ICANN, il en serait de même avec les États-Unis. En revanche, l'AoC n'aura aucune influence sur le pouvoir qu'exerce le gouvernement américain sur la racine du nommage. Celui-ci ne sera pas remis en cause avant 2011 car le contrat liant l’ICANN à l'administration américaine via l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) expire à cette date.

On s’orienterait néanmoins vers un multilatéralisme avec l’Europe mais aussi la Chine, la Russie et les autres nations qui auraient droit au chapitre.

La prochaine réunion du forum de la gouvernance de l'Internet (IGF) se tiendra à Charm el-Cheikh en Egypte en novembre prochain. Elle permettra de réfléchir sur les liens entre IGF et ICANN.

Parmi les projets de l'ICANN notons la libéralisation des noms de domaine (on évoque des extensions comme .paris et .nyc) mais aussi la nouvelle gouvernance qui se prépare avec l’Internet des objets et l’ONS. L’Europe en matière de gouvernance d’Internet a sa carte à jouer pour contrebalancer l’omnipotence américaine.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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Vendredi 18 septembre 2009



Après le Web 2.0 (et le « Web au carré » qui n’est qu’un continuum du Web 2.0), on parle du Web 3.0 qui sera un Web sémantique. Mais parallèlement à cette arrivée du Web sémantique, une autre évolution fondamentale d’Internet se prépare, celle de l’Internet des objets. On peut dire qu’avec le Web 3.0 on vivra également l’Internet des objets. La capacité de réaction de façon contextuelle qu’auront certains objets et qui constitue une « intelligence ambiante » rejoint des développements menés autour du Web sémantique.


 

 

Comment pourrions-nous définir l’Internet des objets qui est la traduction d’« Internet of things » ? La définition que je donne est « objets reliés à Internet via des étiquettes dotées de codes (par exemple, puces RFID) ou d’URL propres permettant de les identifier et de les tracer avec la géolocalisation notamment. Certains objets, plus évolués, sont dotés d’une intelligence propre qui leur permet de s’auto-organiser selon les événements et les environnements. L’Internet des objets permet l’apparition d’une multitude d’applications ».

 

Cette profusion d’objets reliés à Internet nécessite bien évidemment le passage du protocole IP à IPv6 et une véritable gouvernance d’Internet. La pénurie d’adresse IP interviendra dès 2010-2011 et c’est pour cela que le passage à IPv6 qui permettra d’allouer des milliards d’adresses IP est une nécessité car chaque citoyen consommera plusieurs centaines d’adresses IP à terme. Par ailleurs l’Internet des objets va changer le mode de gouvernance d’Internet. La « gouvernance des objets » ne relèvera pas du DNS traditionnel mais d’une autre technologie, l’ONS (Object Naming Service) qui représentera un enjeu de gouvernance bien plus crucial pour l’ensemble des États que le DNS. En outre la question de la standardisation est une question clef pour l’interopérabilité entre les différentes solutions développées, ce qui avait fait le succès d’Internet avec son protocole commun TCP/IP. Actuellement, le système EPC (Electronic Product Code), qui offre une identification individuelle et unique des objets et une large diffusion, pourrait constituer la base de la nouvelle génération de standards.

 

Les applications de l’Internet que l’on peut imaginer sont innombrables : un frigo communicant avec la possibilité de réaliser des réassort d’aliments manquants avec livraison par l’enseigne e-marchande à domicile au créneau de votre choix, des objets de consommation courante comme un DVD avec la possibilité de le scanner en magasin afin de connaître les appréciations de consommateurs, les produits dérivés, etc., des chaussures communicantes qui permettent d’avoir des statistiques sur le parcours réalisé, d’échanger les informations avec d’autres coureurs, etc. Déjà le système baptisé Nike+iPod permet à un coureur de visualiser sur l'écran de son iPod nano, la distance parcourue, la vitesse de course, les calories brûlées, grâce à des capteurs insérés dans les chaussures. Mais avec l’Internet des objets nous irons bien au-delà. On pourrait imaginer aussi la traçabilité de détenus remis en liberté, le développement de pacemakers qui pourraient en cas de défaillance cardiaque ou de malaise vagal envoyer une alarme au SAMU le plus proche pour une intervention d’urgence. Le champ des possibles est quasi infini, il faudra simplement se poser la question de l’utilité des services et des marchés potentiels. Mais ceci supposera également d’avoir une très bonne sécurité car pour les deux derniers exemples, en cas de panne ou d’attaque, les détenus en liberté ne seraient plus géolocalisables et la personne ayant un malaise ne pourrait plus être secourue.

 

Pour positionner l’Internet des objets dans les transitions du rapport de l’homme à la machine via les technologies, Denis Failly propose le schéma de synthèse qui figure au début de cet article.

Par D. Fayon - Publié dans : Article - Communauté : Actualités du Web 2
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